Silke Morkel

Ressources ligneuses et leur exploitation dans la Zone Test GTV

PAE Tominian (R. du Mali)

Remerciements

Je voudrais par la présente, remercier à Ineke Gijsbers, Para-Yves Koné, Bénédicte Koné, l'équipe PAE, les femmes et les chefs des villages de Hanekuy, Safienso et Teguena, ainsi que Antoine Koné.

Sans leur assistance et conseil l'étude aurait été difficilement menée à terme.

Contenu

Abréviations

AV Association Villageoise
CMDT Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles
CTFT Centre Technique Forestier Tropical
E&F Eaux et Forêts
GTV Gestion de Terroir Villageois
PAE Projet Agro-Ecologie
PIRL Projet Inventaire des Ressources Ligneuses

Contenu

0. Introduction

Dans le cercle de Tominian (Fig. 1) il y a le problème de la diminution permanente des ressources ligneuses. En effet les besoins en bois sont assurés pour une cinquantaine d'années, mais la situation s'aggrave continuellement. La régénération naturelle de la brousse et les activités de reboisement exécutées par la population ne peuvent pas aller avec la diminution du taux de boisement.

Les raisons pour la diminution des arbres et arbustes sont en partie le surpâturage de l'élevage non-adapté et le défrichement de la savane boisée. Dans le cercle de Tominian les cultures de rente comme le coton et l'arachide ont augmenté les superficies défrichées.

Les besoins en bois comme source d'énergie principale, qui sont typiquement très élevés dans les pays africains, sont les plus importants. Au Mali 93 % des besoins totaux en énergie sont fournis en bois (CTFT, 1989). En comparaison en Allemagne le taux est 0,3 %.

Les interdictions de l'Etat ou des communes concernant la coupe de bois vert et les feux de brousse sont souvent enfreintes et donc inefficaces.

Les effets de la diminution des arbres sont non seulement de nature écologique mais aussi économique.

Les conséquences écologiques comprennent dans une grande mesure les problèmes de dégradation des sols, d'érosion et finalement de désertification.

Les conséquences économiques touchent surtout les femmes, qui trouvent que le ramassage de bois de chauffe devient plus difficile. Elles doivent faire des distances de plus en plus longues, et souvent cela a pour résultat un coût de transport élevé. D'autres utilisations des arbres sont aussi concernées, par exemple la cueillette des fruits.

Dans le cercle, il existe une variété des projets de développement qui ont déjà implante des mesures concernant la conservation directe ou indirecte de la brousse.

L'action foyers améliorés s'adresse particulièrement aux femmes. Elles apprennent la construction des foyers en banco qui sont caractérisés par un taux de consommation du bois inférieur aux foyers trois-pierres. De plus l'utilisation d'un foyer amélioré est perçue comme une possibilité de réduction et de soulagement du travail des femmes.

En plus on fait des actions de reboisement. Ces actions comprennent par exemple la plantation de haies vives comme protection des champs, la plantation des forêts villageoises, etc. Quelques villages ont déjà leur propre pépinière, où ils sèment des graines qu'ils ont ramassé eux même.

Il y a aussi des associations de femmes qui plantent de préférence les arbres fournissant des fruits.

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1. Objectifs

Zone Test

L'objectif de cette étude était l'évaluation des ressources en bois de la Zone Test GTV (Fig. 2) de PAE Tominian concernant leur disponibilité future. Il fallait acquérir des connaissances fondamentales sur la qualité et la quantité des formations ligneuses dans la région. L'utilisation du bois par la population et la quantité exploitée annuellement avaient également d'intérêt.

L'étude voudrait donner une contribution informative aux activités d'avenir du PAE dans la Zone Test.

L'étude fut effectuée d'avril à septembre 1995 durant un stage au PAE Tominian.

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2. Méthodologie et problèmes

Les informations concernant l'exploitation de bois de chauffe ont été recherchées par observation participative (24 H) dans deux villages. La préparation des repas journalier était particulièrement intéressante. On a essayé de faire un comparaison entre le foyer traditionnel et le foyer amélioré "Nafaman". Le bois utilisé pour toutes les actions cuisinières était pesé. Les critères pour le choix des ménages étaient la taille de la famille et le type de foyer utilisé (foyer amélioré ou foyer traditionnel).

Tableau 1: Ménages observés

Ménage n°
Taille de la famille
Type de foyer
1 35 personnes amélioré
2 15 personnes amélioré
3 7 personnes amélioré
4 12 personnes traditionnel

En plus on a fait des interviews en groupe avec des femmes intéressées. Ainsi il y eut des entretiens avec des personnes clé, par exemple le chef de village et la responsable des femmes.

Les interviews étaient ouverts et semi-standardisés.

Pour la recherche des ressources ligneuses on a utilisé des photos aériennes de la région cible. Malheureusement il y avait seulement une édition complète pour l'année 1991.

Pour rendre possible des interprétations plus précises, on a placé des transectes à travers certaines zones représentatives de la région cible. Ces transectes ont donné des informations particulièrement sur la densité de la couverture végétale, la taille moyenne des arbres et des arbustes et les espèces différentes.

Les transectes ne touchèrent pas toute la surface de la région à cause du temps limité; pour cette raison on a plutôt effectué des visites ponctuelles sur le terrain.

Les transectes individuelles ont une longueur totale de 2030 m à Hanekuy et 2300 m à Teguena et Safienso. Leur inspection a été exécuté de mi-juin jusqu'à début août.

Pour compléter les informations on a utilisé des données recherchées par l'encadrement de la CMDT.

La recherche des besoins journaliers en bois de chauffe a causé en particulier des problèmes. La quantité des variables nécessite une recherche plus longue et intense. Pour deux personnes seule (une stagiaire et une animatrice) qui n'avaient qu'un temps limité, la considération de tous les facteurs et ensuite l'évaluation statistique n'étaient pas possibles.

Ainsi la comparaison entre les deux types de foyers (traditionnel et amélioré) dans leurs utilisations journalières se révéla difficile parce que dans les villages cibles, il n'y avait plus qu'un nombre restreint de ménage qui utilisaient encore exclusivement le foyer traditionnel (un bon succès pour le PAE!).

On n'a pas renoncé aux recherches dans ce domaine, mais il faut remarquer que les résultats trouvés ici ne peuvent pas être représentatifs! Pour cette raison on a souvent consulté la littérature spécifique.

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3. Description de la zone cible

La zone test GTV comprend trois villages: Hanekuy, Safienso et Teguena. Elle fut établie dans l'année 1990 par le PAE qui est aussi avec la CMDT l'intervenant principal. En plus la zone Test GTV est surveillée par une commission qui se compose du PAE même, de SOS Sahel, du CFAR Zura, ainsi que la CMDT et des organisations étatiques: Eaux et Forêts (E&F) et Elevage. Cette commission se rencontre à intervalle irrégulier.

3.1 La situation géographique

La Zone Test est située à peu prés à 4°30' de latitude Ouest et 13°15' de longitude Nord. Safienso est 307 m au dessus du niveau de la mer.

Les villages de Hanekuy et Safienso sont situés dans l'arrondissement de Tominian. Teguena fait partie de l'arrondissement de Koula. Les deux arrondissements appartiennent au cercle de Tominian qui est dans la région de Ségou.

3.2 Population

La population de la région cible est de l'ethnie Bobo (aussi appelé Bwa). Il est vrai que les bobos pratiquent la religion chrétienne, mais l'animisme joue encore un rôle très important.

Tableau 2: Habitants de la Zone Test GTV - 1994

Villages
Habitants
Ménages
Hbts/ménages
Hanekuy 340 24 14,16
Safienso 315 27 11,66
Teguena 341 41 8,31
Total 996 92 10,82

Au total il y a 996 habitants qui se distribuent en 92 ménages. Concernant cette distribution il faut remarquer que le nombre de personnes par ménage est très variable. Il y a par exemple des familles importantes avec 70 membres; dans d'autres ménages on trouve au contraires seulement cinq personnes. Un partage exact des ménages ne fut pas exécuté.

Tableau 3: Surface et densité de la population - 1994

Habitants
Surface
Densité
996
37,5 km² 26,56 hbts/km²

Le taux de croissance démographique annuel dans le cercle se monte à 1,2 % (moyenne 1976-1991, CMDT).

Dans les trois villages il existe le problème d'exode continuelle des jeunes. On trouve une migration non seulement saisonnière mais encore définitive.

3.3 Infrastructure

A Hanekuy, il existe un dispensaire avec une maternité qui assurent les besoins en hygiène de la population.

A Teguena il y a une école de base. Les enfants des autres villages fréquentent cette école ou l'école à Sadian (3 km de Hanekuy).

Dans tous les villages, on trouve un centre d'alphabétisation établi et soigné par la CMDT.

L'accessibilité des villages est très facile. Hanekuy et Safienso sont situés directement sur la route secondaire entre Tominian et Benena qui est aussi praticable pendant l'hivernage. La distance jusqu'à route principale Bamako-Mopti est de 23 km.

Teguena est aussi accessible par plusieurs petites pistes.

Safienso est le seul village dans la zone test avec son propre marché. Les marchés grands les plus proches sont situés à Benena (18 km) et à Tominian (15 km). En plus il y a des petits marchés comme Sokoura (14 km) et Diarani (6 km).

Les villageoises font le commerce avec des produits agricoles (mil, sorgho, arachide, sésame, etc.), des produits des arbres (feuille de baobab, beurre de karité, etc.) ainsi que des produits artisanales (chaises, mattes, etc.).

3.4 Organisation sociale et économique

Les villages bobo sont traditionnellement organisés en système hiérarchique. Chaque village a son chef de village qui veut toujours être informé sur toutes les actions importantes. Il est le membre le plus vieux de la famille qui a fondé le village.

En dehors des familles individuelles le chef de famille prend les décisions importantes.

Au niveau des femmes, la responsable des femmes a la position la plus haute.

En plus il existe un chef administratif qui est choisi par la communauté. Il est responsable pour les affaires étrangères du village, particulièrement avec l'Etat.

Dans le trois villages on trouve les associations villageoises (AV) établies par la CMDT. L'AV fait des planifications concernant le développement villageois. Ses exécutifs sont les équipes techniques.

Il y a des associations économiques dans les villages, comme l'association des jeunes hommes. Ses membres sont des hommes qui travaillent collectivement pendant l'hivernage dans les champs des paysans, et ensuite organisent des fêtes avec ces recettes.

Les femmes sont aussi organisées dans l'association des femmes. Elles font des activités collectives comme la préparation de beurre de karité, le ramassage de bois de chauffe et la récolte de mil ou d'arachide dans les champs des hommes. Avec l'argent qu'elles gagnent elles achètent des habits, crépissent leurs maison et organisent des fêtes.

De plus à Hanekuy les dolotières sont organisées. Elles payent ensemble les patentes (taxes) et licences dont elles ont besoin pour la commercialisation du dolo. Dans presque chaque famille il y a une dolotière qui fait du dolo pour la boisson hebdomadaire. Les femmes ont un système de rotation pour que les dolotières puissent se succéder chaque semaine. Les autres membres de l'association doivent acheter du dolo pour 200 FCFA à chaque femme qui brasse la bière afin de couvrir ses dépenses de production.

3.5 Climat / sols / topographie

Les trois villages sont situés dans la zone climatique sahelo-soudanienne. Il y a une saison des pluies dans la région qui durent de mai à octobre.

Fig 3: Précipitation annuelle 1990 - 1994 à la station de Safienso

La précipitation moyenne annuelle se montre à 600 mm pour les années 1990 à 1994. L'année 1994 fut exceptionnelle dans tout le cercle. Il n'existe pas des données pluviométriques sur Safienso avant août 1989.

La température moyenne annuelle est 29,5 °C (San, 1972 - 1985, PIRL) avec un maximum en mai (34,7 °C), un maximum relatif en octobre (30,3 °C) et un minimum en janvier (25,6 °C).

Le sols ont une profondeur de 0,05 à 0,20 m. Ils sont gravillonaire avec un recouvrement limoneux irrégulier. On trouve aussi des blocs de cuirasse. Le potentiel de ces sols est très petit.

Les villages sont environnés d'un plateau qui est couvert avec des formations ligneuses. Les champs sont situés autour des bas-fonds. Il y a un passage d'eau qui vient de l'ouest et qui coule vers Teguena au nord.

3.6 Agriculture

16 % de la superficie de la Zone Test sont cultivé (CMDT, 1994).

A l'ouest et à l'est de la région, on trouve des cultures quasi-permanentes en sec. De l'autre côté il y a des cultures itinérantes et semi-permanentes en sec avec des jachères courtes.

Les cultures principales sont: le mil, le sorgho, l'arachide et le fonio. On trouve aussi le maïs, le sésame et le riz pluvial.

La semence commence normalement en début juin, la récolte se passe d'octobre à janvier. La plupart de la récolte est autoconsommée, on vend seulement une petite partie.

Il existe en plus la transhumance effectué par le peuhl dans la région pendant l'hivernage.

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4. Consommation du bois

Le bois est utilisé à buts différents. On l'utilise d'une part pour faire des produits artisanales ou pour la construction des maisons. Le bois sert d'autre part au chauffage. Ce bois n'est pas utilisé seulement pour la cuisine journalière, mais aussi pour la production du beurre de karité et la préparation du dolo.

4.1 Bois de service et bois d'œuvre

Selon les estimations du PIRL la consommation du bois de service et bois d'œuvre s'élève à 15 % de la consommation totale.

Presque toutes les espèces dans la région sont propres à l'emploi artisanal. Le gros bois de bonne qualité est préféré.

4.2 Bois de chauffe

4.2.1 Foyers améliorés

Les villages de la Zone Test sont les premiers villages où le PAE a commencé son action "Foyers Améliorés".

Chaque année l'animatrice du projet fait des formation avec les femmes. Elles apprennent la construction et la maintenance du foyer Nafaman. Le Nafaman est construit en banco (glaise), donc sa construction ne cause pas assez de dépenses aux femmes.

Seulement la préparation du banco est la tâche des hommes, le reste est fait par les femmes.

Avec un foyer Nafaman on peut économiser 35 - 45 % de bois en comparaison des foyers à trois pierres (Projet Foyers Améliorés, 1992).

La variabilité de ce taux d'économie montre que l'économie ne dépend pas seulement du type de foyer mais aussi de la manière d'utilisation.

Tableau 5: Foyers améliorés construits 1990 - 1995

Villages
1990
1991
1992
1993
1994
1995
Hanekuy
10
0
0
20
157
27
Safienso
12
0
0
26
10
147
Teguena
53
15
0
15
34
132

Au total plus de 650 foyers améliorés étaient construits dans les villages pendant les années 1990 à 1995. Malheureusement ces résultats ne montrent pas le nombre réel des foyers Nafaman. Ces foyers demandent beaucoup d'entretien - l'entretien doit se faire mensuellement. Sans entretien la durabilité moyenne du foyer ne dépasse six mois. Donc l'état et la durabilité dépendent fortement de la femme qui l'utilise.

En effet les observations dans les villages ont montré qu'il y a au moins un foyer amélioré qui est beaucoup utilisé dans presque chaque cuisine. Mais on ne l'utilise pas seul - le foyer traditionnel est encore souvent employé.

En outre on a remarqué que seul un petit nombre des foyers est utilisé d'une manière incorrecte, c'est-à-dire avec des marmites trop grandes ou trop petites. Ainsi l'état des foyers était bon pour la plupart. Cependant, L'observation fut effectué au début de l'hivernage. La situation peut changer après les pluies.

Un grand désavantage du foyer Nafaman est la non-compatibilité du foyer avec plusieurs tailles de marmite. Souvent on trouve des marmites dans les ménages pour lesquelles on n'a pas construit de foyer amélioré. Ces marmites sont soit utilisées avec un foyer Nafaman de mauvaise Taille ou avec le foyer traditionnel.

Un autre désavantage du foyer Nafaman est la non-portabilité des foyers plus grand que la taille n° 5 - ce qui est le cas pour la majeur partie des foyers. Comme les foyers sont normalement dans la court, on a besoin de foyers additionnels à l'intérieur.

4.2.2 Cuisine journalière

Dans les villages en question on prépare deux repas journaliers par ménage, chaque midi et soir. Les matins le reste du soir est réchauffé, c'est-à-dire qu'on peut parler de trois repas chauds par jour. Pendant l'hivernage la cuisine se fait au moins une fois, parce que les femmes ont beaucoup de travail dans les champs. De plus les stocks s'épuisent, et comme toutes les réserves d'argent sont investies en semences et petits matériels. Il ne reste pas beaucoup pour l'alimentation.

Selon la taille de la famille une femme peut bénéficier de plus de son temps libre. S'il y a plusieurs femmes dans le ménage elles peuvent faire un système de rotation pour la cuisine. Chaque repas est préparé par une seule femme. Lors des préparations (par exemple écraser le mil) elle est aidée par les autres. Mais pendant la cuisson elle est seule et les femmes restantes sont libres pour d'autres activités.

Les femmes dans les villages sont bien conscientes que la taille des familles diminue continuellement. En conséquence leur travail augmente. Elles déplorent ce changement.

La variation des repas est petite. Le plus souvent on prépare le tô, ainsi que le couscous du mil. Le riz est préparé en de rares occasions. Lors de tous les repas, on mange une ou deux sauces. Parfois on ne prépare que de la bouillie froide.

Les durées de cuisson sont entre 1h et 2h pour le repas principale comme le tô ou le couscous. La cuisson des sauces dure entre 1/2 h et 1 h. Une dépendance entre la durée de la cuisson et la taille du foyer ou la quantité du repas n'a pu pas être constater. La durée dépend évidemment des habitudes des femmes.

Concernant la consommation du bois, il se trouve qu'il y a une certaine corrélation entre la taille du foyer et la consommation. Mais parfois les résultats étaient très différents, par exemple pour griller des arachides de la même quantité avec le foyer Nafaman n° 3 on a une fois utilisé 0,4 kg du bois et l'autre fois 2,2 kg.

Dans les familles observées, la consommation du bois pour la cuisine journalière et le chauffage de l'eau était environ 0,6 kg/tête/jour. Il y avait une famille qui a consommé 1,33 kg/tête/jour. Ici le vent a joué probablement une grande influence.

Il était difficile de faire une comparaison entre le foyer Nafaman et le foyer trois-pierres. Dans les trois villages il n'y avait qu'un petit nombre de ménages qui utilisaient encore le foyer traditionnel. Pour l'observation on a trouvé seulement un petit ménage avec le foyer traditionnel. De même ici, le banco pour construire un foyer amélioré faisait défaut à la maison.

Le nombre des données recherchées n'est pas suffisant pour une mise en valeur statistique. En effet on a obtenu une idée générale concernant les facteurs qui influencent la consommation du bois de chauffage.

Les facteurs sont surtout:

  • la taille de foyer,
  • le type de foyer - Nafaman ou trois-pierres,
  • l'état du foyer,
  • la situation du foyer (à l'abri du vent; au dedans/dehors de la maison, etc.),
  • la taille de la famille (donc la quantité cuite),
  • les conditions météorologiques (température, vent, pluie, etc.),
  • les habitudes de cuisson de la femme,
  • les sortes de bois utilisés.

4.2.3 Production du dolo

La production du dolo (bière de mil) demande beaucoup de temps et de travail. La durée totale de préparation se chiffre à huit jours, plus deux jours pour la vente. Le temps de cuisson est en moyenne de 18 heures (Leonhardt, 1994).

Il est vrai qu'on utilise pour la préparation les foyers regroupés qui ressemblent un peu aux foyers Nafaman et qui économisent le bois. Mais la consommation du bois estimée par les E&F est tout de même très élevée: on a besoin de 0,26 m³ = 184,6 kg par préparation.

Par village on fait entre 10 et 20 préparations de dolo par semaine pour les jours de boisson. A Hanekuy il y a deux jours de dolo par semaine. S'il y a une fête dans le village le nombre de jours de boisson et donc le nombre de préparations augment.

A Teguena les dolotières ne sont pas bien organisées. Souvent il arrive qu'elles produisent trop. Parfois on boit le reste de la boisson dans les trois jours suivants.

Dans les autres villages il y a aussi un problème de surproduction.

A Hanekuy beaucoup des femmes ont commencé à utiliser le foyer amélioré de grande taille pour la production de dolo. Le taux d'économie en comparaison de foyer regroupé n'est pas connu.

4.2.4 Production du beurre de karité

La production du beurre de karité est limitée par la saison. Pendant l'hivernage les noix de karité mûrissent. Elles sont cueillies par les femmes de juin à août. Jusqu'en octobre on fait les traitement des noix. Elles sont cuites et grillées pendant plusieurs heures, après deux jours le beurre est prêt.

Presque tous les femmes dans les villages produisent le beurre.

Il y a des femmes qui fument les noix dans un fumoir. La consommation du bois dans ces fumoir n'est pas connue.

La quantité de beurre produit et la consommation du bois totale dépendent de la récolte annuelle de noix de karité qui varie d'année en année.

Le bois préféré par les femmes pour la préparation du beurre est le bois du karité même parce que ses branches sont plus grosses.

4.2.5 Autres utilisations

Chaque femme chauffe de l'eau pour se laver une fois par jour (deux fois pendant la période froide). L'eau chaud est aussi utilisé par les enfant et le mari de la femme.

Pendant les mois ou il fait froid (décembre à février) on fait le chauffage des maisons.

Dans quelques familles on allume du feu comme source de lumière pendant les soir, mais beaucoup de famille ont des lampes à pétrole.

4.3 Perspectives économiques de la recherche de bois

Le ramassage de bois est la tâche des femmes. Il demande beaucoup de temps.

De la période de janvier à juin les femmes ramassent du bois presque chaque jour, souvent même deux fois par jour. Pour le reste de l'année elles n'apportent que de petites quantités de bois occasionnellement.

Les distances pour chercher le bois, sont selon les femmes, devenues plus longues durant les dernières années. Elles disent qu'il est vrai qu'on trouve du bois mort, mais que les terrains boisés ont diminués. Non loin des villages il n'existe presque plus rien.

Souvent les femmes ont besoin d'une charrette à cause des longues distances. Lorsque elles n'ont pas de charrette à leur dispositions, elles doivent envoyer un charretier pour chercher leur bois ramassé. Le prix du transport pour un charretier se situe entre 100 et 200 FCFA.

Il peut arriver qu'une femme n'ait pas le temps pour aller ramasser du bois. Dans ce cas elle peut acheter un chargement de charrette à 500 ou 700 FCFA.

A Teguena, il y une association de femmes qui avaient fait des profits pour la vente de bois. Le prix d'une charretée était de 400 FCFA (pour la femme) plus 200 FCFA (pour le charretier). Mais cette association n'existe plus cette année.

Tout le bois ramassé sur le terrain des trois villages est autoconsommé. Les villageoises ne font pas de commerce sur les grands marché. Rarement ils font des achats de bois d'œuvre ou bois de service.

4.4 Consommation du bois total

Le calcul de la consommation totale dans la Zone Test se base sur un besoin moyen de 1,2 m³/tête/an (PIRL, 1994). 84 % de cela sont consommés comme bois de chauffe, 15 % comme bois de service ou bois d'œuvre.

Cette valeur choisie peut sembler un peu élevé. Des études régionales ont relevée une consommation entre 0,5 m³/tête/an et 1,2 m³/tête/an. Mais en égard à la production élevée de dolo et de beurre de karité dans les villages en question une valeur haute peut être tout à fait réaliste.

En général il faut faire mention de la diversité des différentes données qu'on trouve dans la littérature. Mais ca manque souvent une indication concernant leur contenu. Ce n'est pas toujours clair si le chiffre se rapporte à la consommation totale ou seulement à la consommation du bois de chauffe.

Si on fait maintenant le calcul pour la Zone Test en base de nombre d'habitants de 996 (1994) et une consommation de 1,2 m³/tête/an, on obtient une consommation totale de 1195 m³/an.

Il faut également dans ce cas considérer la croissance continuelle de la population. Une productivité des formations encore plus forte que 1195m³/an serait nécessaire pour assurer le besoin en bois dans les années prochaines.

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5. Ressources ligneuses

5.1 Distribution des superficies ligneuses

Au total la Zone Test a une superficie de 3750 ha. De cela 610 ha (16 %) sont des superficies cultivées, 1695 ha (45 %) sont des jachères et formations ligneuses dégradées, et 1445 ha (39 %) sont des savanes boisées.

Sur les champs on trouve presque exclusivement des arbres produisant des aliments. Leurs fruits et feuilles sont cueillis régulièrement par les femmes. A cause de cette exploitation la régénération naturelle dans le parc arboré est très limitée.

Les arbres jeunes sont très rares. Aussi la densité des arbres est relativement petite, environ 8 % de surface terrière du parc arboré sont couverte par des arbres.

Le long du passage d'eau, la densité est un peu plus élevée.

Dans le parc arboré on trouve les espèces suivantes:

Adansonia digitata (baobab), Azadirachta indica (neem), Butyrospermum parkii (karité), Lannea microcarpa (raisinier), Mangifera indica (manguier), Parkia biglobosa (néré), Sclerocarya birrea (prunier), Tamarindus indica (tamarinier), etc.

Le karité est l'espèce la plus fréquente. Des arbres comme le neem et le manguier se trouvent près des villages.

Tableau 6: Savane boisée à la Zone Test

Catégorie
Couverture
Superficie
Pourcentage
Hauteur des arbres
I 40-50 % 235 ha 16 % à 5 m
II 25-40 % 1064 ha 74 % à 15 m
III 15 -25 % 146 ha 10 % à 15 m

La caractéristique la plus importante des différentes formations ligneuses est le pourcentage de surface terrière couvert par des arbres et des arbustes. On l'appellera la couverture de la surface. La hauteur de la couverture a une grande influence sur la productivité des boisements.

Dans les catégories différentes de savane boisée on trouve surtout les espèces suivantes:

  • Catégorie I: Acacia macrostachya, Combretum micranthum, Pterocarpus lucens, etc.

  • Catégorie II et III: Acacia macrostachya, Combretum spp., Dalbergia melanoxylon, Detarium microcarpum, Guiera senegalensis, Grewia spp., Lannea acida, Piliostigma reticulatum, Prosopis africana, Pterocarpus lucens, etc.

Le plus fréquent dans toutes les catégories est le Combretum micranthum. On le trouve ensemble avec l'Acacia macrostachya. Les deux sont un indice pour des sols très défavorables.

La présence de Guiera senegalensis et Piliostigma reticulatum est frappante dans les territoires avec une végétation moins dense. Normalement on ne les trouve que sur les jachères. Ce sont des indicateurs clairs pour le surpâturage.

5.2 Qualification et exploitation des espèces différentes comme bois de chauffe

Presque toutes les espèces dans la zone Test se qualifient comme combustible.

Comme utilisé le plus fréquemment les villageois ont cité les suivantes:

Acacia macrostachya, Combretum spp., Grewia spp., Guiera senegalensis, Pterocarpus spp., Terminalia spp.

Ils utilisent aussi à l'occasion les gros morceaux du bois de karité pour griller les noix de Karité.

Le bois de tamarinier ne s'utilise jamais comme bois de chauffe.

La qualité des différentes sortes de bois peut être exprimer en termes techniques par leur pouvoir calorifique. Le pouvoir calorifique d'un corps est la "quantité de chaleur dégagée par la combustion de l'unité de poids de ce corps" (CTFT, 1982).

Les espèces suivantes ont le meilleur pouvoir calorifique dans la région:

Acacia macrostachya, Combretum spp., Guiera senegalensis, Lannea acida, Prosopis africana, Pterocarpus lucens, Sclerocarya birrea, Terminalia spp.

La productivité de ces espèces est aussi relativement bonne. Ils se qualifieraient tout pour "un développement systématique de la régénération naturelle" (Maydell, 1983).

L'Acacia senegal était planté en grand nombre dans la Zone Test. Son pouvoir calorifique est aussi très élevé. Mais comme le bois des arbres fruitiers sur les champs, le bois d'Acacia senegal n'est pas exploité d'abord pour chauffer.

5.3 Lois forestières

La multiplicité des règlements concernant le droit d'usage du domaine forestier est décidée au niveau communal. C'est une conséquence de la décentralisation de l'administration au Mali.

En général, la gestion des ressources forestières est fixée par la loi N° 95/004.

Fixant par la loi, les "collectivités territoriales décentralisées" sont responsables pour la gestion des domaines forestier (Art. 53).

Par exemple, article 58 concerne l'exploitation du bois vert:

"La coupe du bois vert dans le domaine forestier des collectivités territoriales décentralisées est soumise à autorisation du service technique compétent."

Ce "service technique compétent" ne désigne pas nécessairement le service forestier de l'Etat. S'il y a une structure technique au niveau de la commune, on peut prendre les décisions à la base, un fait très important pour les activités GTV.

5.4 Productivité et mortalité des formations ligneuses

Les taux de mortalité ne peut pas être facilement estimé. Des études des E&F dans le cercle de Tominian ont montré que la mortalité des formations ligneuses était très petite dans la dernière année. Souvent c'était voisin zéro. Ici il faut remarquer que tout le bois mort est toujours soigneusement ramassé par les femmes. Donc il n'y a pas beaucoup de chance d'évaluer avec précision les ressources en bois mort dans le cadre d'une étude de milieu.

Même le calcul bois mort = bois de chauffe ne peut pas être précis comme les femmes sont souvent forcées de brûler le bois vert.

Pour calculer les productivités des formations ligneuses différentes, on a pris les taux de productivité pour zones climatiques avec une précipitation de 600 mm. La productivité maximale dans cettes régions est 0,55 m³/ha/an. Elle est valable pour les territoires protégés ou ceux avec une couverture très haute. La productivité moyenne sont 0,44 m³/ha/an. La productivité plus petite que 0,09 m³/ha/an est valable pour les jachères et formations ligneuses dégradées. (CTFT, Estimation des volumes et de la productivité des formations mixtes forestières et graminéennes tropicales, 1982)

La productivité des arbres sur les champs est estimée comme nulle. Les arbres de parc arboré ne sont pas considérés comme source importante de bois de chauffe à cause de leurs autres usages.

Tableau 7: Productivité des formations ligneuses à la Zone Test

Territoire
Superficie
Taux de productivité
Productivité
Jachères et formations dégradées 1695 ha 0,09 m³/ha/an 153 m³/an
Savane cat. I 235 ha 0,55 m³/ha/an 129 m³/an
Savane cat. II 1064 ha 0,495 m³/ha/an* 527 m³/an
Savane cat. III 146 ha 0,44 m³/ha/an 64 m³/an
Total     873 m³/an

*Ici on a pris la moyenne des productivités élevées et moyennes.

Au total la productivité des formations ligneuses et des jachères se monte à 873 m³/an. C'est-à-dire qu'on pourrait exploiter justement cette quantité chaque année sans diminuer les ressources, en supposant que le climat ne change pas.

5.5 Reboisement et mesures de protection

Au total les villageoises ont planté presque 10.000 arbres dans le cadre des activités du PAE. Cependant, le taux de survivre des petits plants est seulement de 25 % (PAE, 1989-1992) dans la région.

A Hanekuy et Teguena on a planté des forêts villageoise avec l'Acacia senegal qui produit du gomme. A Hanekuy la piste de bétail était aussi plantée avec plus que 4.000 plants d'Acacia senegal.

Normalement la plantation des arbres est réservée aux hommes, mais à Hanekuy les femmes ont leur propre champ collectif donné par le chef de village. Ici elles cultivent les arbres médical et fruitier comme le manguier, néré, neem, etc.

On trouve aussi des pépinières privées à Hanekuy et à Teguena, qui vendent les petits plants aux villageoises.

La forêt au nord-est de Hanekuy est protégée par les villageoises dans le cadre de la GTV. La coupe de bois vert est strictement interdit ici, seulement le pâturage est permit. En effet cette forêt protégée a une couverture dépassant la moyenne: 43,5 %.

5.6 Bilan consommation - productivité

On a constaté une productivité des formations ligneuses de 873 m³/an. Donc les besoins en bois pourrait être assurer pour une densité de la population de 19,4 hbts/km². Cependant la densité réelle est 26,56 hbts/km² et va encore augmenter.

L'indice d'exploitation des ressources ligneuses est en ce moment de 1,37 (consommation/productivité). C'est-à-dire que les ressources en bois sont déjà surexploitées. Avec une croissance continuelle de la population la consommation du bois va augmenter encore.

En même temps on aura besoin de plus de surface pour l'agriculture. Cela implique une diminution de surface en jachères produisant le bois.

Concernant cette situation de surexploitation des ressources naturelles on ne peut pas faire des pronostique optimiste pour l'avenir!

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6. Recommandations

Les recherches ont montré la nécessité d'un meilleur aménagement des ressources naturelles en bois à la Zone Test. Les ressources sont déjà surexploité. Sans intervention la diminution de la brousse ne va pas arrêter.

Le PAE Tominian a déjà implanté une variété des mesures pour développer la zone. Maintenant, le moment est venu de faire une réflexion qualitative de la totalité de cettes mesures.

Concernant les résultats de cette étude on pourrait faire des recommandation suivantes:

  • Reboisement:

    Il faudrait attacher plus d'importance à la production de bois de chauffe. Certaines espèces comme l'Acacia senegal par exemple peuvent fournir aussi le bois de chauffe. Mais il est sûr que les villageois vont préférer d'abord les profits de la production de gomme ou de fruit à l'exploitation du bois de chauffe.

    Les plantations des arbres qui produisent principalement le bois de chauffe seraient préférées.

    La productivité des boisements aménagés est plus élevée que la productivité des formations naturelles (Maydell, 1983). Elles pourraient donner ainsi une bonne contribution à la couverture des besoins en bois de la population.

  • Mesures de protection:

    Il existe déjà une zone protégée contre la coupe de bois vert à Hanekuy. Ici on peut constater une végétation plus dense que la moyenne.

    La coupe de bois vert n'est pas seulement un problème de la Zone Test. La surpâturage aussi joue une grande influence. Le PAE a déjà établi une piste de bétail à Hanekuy pour protéger les champs. Mais dans les formations ligneuses on trouve encore le pâturage avec ses corollaires négatifs sur la productivité des plants.

    Une protection plus efficace de la savane boisée est encore nécessaire!

  • Suivi-evaluation de l'action foyers améliorés:

    Pour obtenir des informations plus qualitatives sur l'action foyers améliorés, il faudrait à l'avenir entreprendre plusieurs modifications du suivi-evaluation.

    Au lieu de révéler uniquement le nombre de foyers construits pendant la dernière campagne, il serait souhaitable de constater la totalité des foyers et leur état. Cela donnerait une meilleure idée de l'impact des action foyers améliorés.

    Il faudrait aussi constater la maintenance des foyers. Les femmes deviennent ainsi de groupes directement visés par la animatrice du PAE concernant l'entretien. Mais l'impact de cette formation n'a jamais été clairement étudié par le PAE dans la réalité quotidienne.

  • Production du dolo:

    Il existe déjà plusieurs études concernant la production du dolo dans le cercle Tominian. Elles ont toutes constaté la nécessité d'une amélioration du foyer regroupé et pour une meilleure organisation des dolotières.

    Pour le moment personne ne fait des actions avec les dolotières. Il y a des dolotières qui ont déjà changé du foyer regroupé au profit du foyer Nafaman à grand taille. Mais il faudrait réfléchir sur l'utilisation d'autres foyers améliorés qui sont peut être plus aptes à la production du dolo.

  • Production du beurre de karité:

    La production du beurre de karité est très répandue dans le cercle de Tominian.

    L'évaluation économique et écologique de la production est une problématique. Il n'existe pas de recherches dans le cercle sur la quantité du bois consommée pour le traitement des noix, mais il n'y a aucun doute que la consommation est très élevée.

    De plus les profits de la vente du beurre de karité ne sont pas grands. La production du beurre dépasse la demande, la commercialisation est difficile.

    C'est aux projets de développement de rechercher des meilleures solutions pour augmenter les revenus des femmes. La démarche serait d'améliorer les techniques de la production du beurre, ou de trouver d'autres sources de revenu pour les femmes.

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7. Bibliographie

  • Bliss, F., Gaesing, K. (1992), Möglichkeiten der Einbeziehung von Frauen in Maßnahmen der ressourcenschonenden Nutzung von Baumbeständen. Forschungsberichte des Bundesministeriums für wirtschaftliche Zusammenarbeit. Köln.
  • Bognetteau-Verlinden, E., v.d. Graaf, S., Kessler, J.J. (1994), Aspects de l'aménagement intègre des ressources naturelles au Shel. Wageningen.
  • Cantonnement Forestier, Cercle de Tominian (1994), Le bois - son uilisation et impact de la préparation de la bière de mil (Dolo) sur l'envionnement dans certains villages du Cercle de Tominian. Tominian.
  • Centre d'Etudes Economiques et Sociales d'Afrique Occidentale CESAO (1985), Les arbres de la brousse au Burkina Faso. Bobo-Dioulasso.
  • Centre Technique Forestier Tropical CTFT (1989), Mémento du forestier. Paris.
  • Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles CMDT, Document de base pour la photo-lecture. Koutiala.
  • Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles CMDT (1995), Maintien du potentiel productif et développement rural en zone CMDT. Koutiala.
  • Koné, P.Y. (1994), De la lutte anti-erosive à la gestion des terroirs. Tominian
  • Kotschi, J. (ed.) (1986), Towards Control of Desertification in African Drylands. Eschborn.
  • Leonhardt, M. (1994), Möglichkeiten der Holzeinsparung bei der Hirsebierherstellung im Cercle de Tominian und in Segou (Mali). Berlin.
  • Photo Satellite SPOT (Février 1991), MAL. 125/500, 23-25 et 41-43.
  • v. Maydell, H.J. (1983), Arbres et arbustes du Sahel, Leurs caractéristiques et leurs utilisation. Eschborn.
  • Présidence de la République du Mali (1994), Lois forestières. Bamako.
  • Projet Foyers Améliorés DNAS/GTZ (1992), Guide d'animation/sensibilisation pour la diffusion des foyers améliorés au Mali. Bamako.
  • Projet Inventaire des Ressources Ligneuses et Occupation des Terres au Mali PIRL (1989), Carte des formations végétales, Région de Segou, Cercle de Tominian.
  • Projet Inventaire des Ressources Ligneuses et Occupation des Terres au Mali PIRL (1989), Carte de l'occupation agricoles des terres, Région de Segou, Cercle de Tominian.
  • Projet Inventaire des Ressources Ligneuses et Occupation des Terres au Mali PIRL (1990), Notice de Cercle, Cercle de Tominian, Région de Segou.
  • Sow, H. (1990), Le bois-énergie au Sahel. Paris / Wageningen.

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8. Carte "Zone Test GTV - Formations Ligneuses"

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